Santé

L’affaire du collier

Un collier de noisetier, porté au cou toute la journée, diminuerait les symptômes d’une panoplie d’affections diverses. Certains chamans modernes en vendent à des dizaines de milliers de clients, apparemment satisfaits. Si les affaires sont bonnes, les effets bénéfiques allégués sont-ils réels ?

Si vous vivez au Québec, vous avez sans doute déjà entendu parler des vertus extraordinaires du collier de « pur » noisetier. Le porte-parole principal du plus important fabricant québécois de ces colliers, un comédien bien connu, en fait une promotion bien orchestrée depuis plusieurs années. En 2011, il a même pu profiter d’une grande visibilité en défendant les bienfaits allégués du collier dans deux entrevues distinctes à une émission de grande écoute, rejoignant ainsi chaque fois plus d’un million de téléspectateurs.

Le célèbre collier, porté quotidiennement au cou, soulagerait tous les « malaises reliés à un surplus d’acidité ». La firme Pur Noisetier inc. soutient que ses produits de noisetier apaisent, entre autres, les affections suivantes : « brûlures d’estomac, reflux gastriques, poussées dentaires (pour les bébés), problèmes de peau (psoriasis, acné, eczéma), arthrite, arthrose, constipation, migraines, caries dentaires […] » (1).

Une jeune entreprise

Selon son porte-parole, Pur Noisetier vendrait aujourd’hui 500 000 produits de noisetier par année (colliers, bracelets, onguents et lotions) dans plus de 1 000 points de vente au Canada et ailleurs dans le monde. Elle emploierait aussi environ une soixantaine de personnes qui les fabriqueraient manuellement. En à peine 10 ans d’existence, cette entreprise a connu une croissance phénoménale ! En voici un résumé.

Il y a une quinzaine d’années, sa cofondatrice a reçu en cadeau un collier amérindien qui aurait aidé son bébé à « mieux vivre » sa poussée dentaire de façon « incroyable ». Espérant que l’objet aurait d’autres vertus, elle voulut se procurer d’autres colliers semblables faits de bois de noisetier. Puisqu’il était alors très difficile d’en trouver, elle décida d’en fabriquer elle-même pour sa famille et ses amis. Son mari, diplômé en foresterie, l’aida à trouver du bois de noisetier de qualité.

En quelques années, ce qui avait commencé comme une activité secondaire prit tellement d’ampleur que le couple dut s’y consacrer à plein temps et fonda, en 2003, l’entreprise Pur Noisetier inc. On attribue le succès des fondateurs dans un secteur d’activité quasi inexistant à leur innovation créatrice, leur « vision de développement » et leur « stratégie de marketing exceptionnelle » (2).

Prétentions modestes, mais multiples

L’effet allégué des produits de Pur Noisetier semble bien modeste : le noisetier « soulage ou apaise » temporairement certaines affections, il ne guérit pas. Il faut, dans le cas du collier, le porter de façon régulière pour espérer un bénéfice au bout de quelques jours… ou de quelques semaines. Les vertus mêmes du collier diminuent avec le temps ; après l’avoir porté pendant trois à six mois, le bois aura noirci du fait de son action bénéfique, et il faudra remplacer le collier.

Les symptômes que le port du collier soulage sont, par ailleurs, plutôt nombreux. Ils seraient reliés à un excès d’acidité apparaissant sur la peau. Les produits n’apaiseraient pas seulement certains problèmes de peau déjà mentionnés, mais aussi des affections dans des régions internes du corps reliées à la digestion, les articulations, le système nerveux, la dentition, etc.

Les produits de noisetier soulageraient autant les enfants que les adultes. Selon la publicité, ils peuvent être efficaces dès le plus jeune âge. Chez les bébés, le collier de dentition n’apaiserait pas que les « poussées dentaires », mais aussi « la mauvaise digestion, l’érythème fessier ou les irritations cutanées ».

Mécanisme allégué

Pur Noisetier propose l’explication suivante sur le mode d’action du noisetier : « Au contact de la peau, le noisetier va absorber l'acidité corporelle. Donc, les symptômes qui sont reliés à un problème d'acidité seront ainsi diminués. » On confirme cette explication en indiquant un effet visible de ce processus : « Le noisetier absorbe l'acidité du centre de la branche jusqu'à l'écorce, et non l'inverse. » L’acidité de la peau noircit le centre des petits cylindres de bois enfilés sur un fil de métal recouvert de nylon qui constituent le collier.

On ne parle pas de transfert de certains produits du bois de noisetier à travers la peau pour rejoindre le sang et ainsi les organes malades ou le système nerveux, siège de la douleur. Il ne semble pas non plus que des études aient été menées pour découvrir une action directe du produit sur certaines parties du corps. Si c’est le cas, ces études ne sont pas citées sur le site Web et font sans doute partie des secrets de fabrication bien gardés.

Efficacité anecdotique

L’efficacité alléguée du collier de noisetier ne semble reposer que sur des témoignages de clients satisfaits. La formule souvent utilisée est celle-ci : « Les témoignages de notre clientèle confirment que le noisetier soulage ou apaise : (liste des affections) ». Puisqu’il se vendrait environ un demi-million de différents produits à base de noisetier, les témoignages ne devraient pas manquer.

Malheureusement, comme pour toute publicité, aucun témoignage négatif n’est publié. Aucune étude sur le taux réel de satisfaction ne semble non plus avoir été menée, du moins de tels résultats n’ont-ils pas été publiés. Il est vrai qu’il est difficile d’évaluer jusqu’à quel point un collier pourrait apaiser la migraine ou les maux d’estomac, par exemple, puisque ces malaises vont et viennent suivant une fréquence souvent aléatoire.

La formulation de la publicité laisse aussi entendre que le collier fait plus que « soulager » les symptômes. La liste des affections qu’il prétend apaiser contient aussi des maladies, comme le psoriasis. De plus, on n’aurait qu’à régulièrement remplacer le collier tous les trois ou quatre mois pour s’assurer de ne pas souffrir d’acné au visage ou d’ulcères dans la bouche – ce qui, pratiquement, équivaut à une guérison.

Même si Pur Noisetier laisse entendre que le collier pourrait suffire, il ne recommande pas l’arrêt de traitement médical. Ainsi, si vous avez la migraine, portez le collier… et avalez une aspirine. Qui pourra savoir quel traitement a le plus contribué à vous soulager ?

Études cliniques absentes

Pour déterminer l’efficacité thérapeutique du port d’un collier, seules des études cliniques rigoureuses à double insu avec un groupe de contrôle et un nombre suffisant de sujets pourraient trancher la question. Les résultats de telles études sont normalement publiés dans des revues scientifiques reconnues avec comité de lecture par des pairs.

Pour le moment, Pur Noisetier ne semble pas vouloir se plier à cette procédure, tout à fait normale pour l’homologation de médicaments. L’assurance d’efficacité proclamée ne provient que du témoignage de certains clients bien choisis. L’ampleur de l’effet placebo n’a pas été déterminée.

Par ailleurs, il n’est nullement nécessaire de connaître le mécanisme d’action d’un produit pour en vérifier l’efficacité thérapeutique. Une étude à double insu bien conduite donnera des résultats mesurables et fiables. Rappelons que les effets positifs de l’aspirine ont été mesurés par de telles études des dizaines d’années avant que son mécanisme ne soit connu en 1971 et publié dans la revue scientifique Nature.

Succès publicitaire

L’une des grandes forces de l’entreprise se trouve probablement dans sa stratégie publicitaire astucieuse et complètement basée sur des témoignages.

Le porte-parole principal, Marcel Leboeuf, comédien chevronné, motivateur et conférencier apprécié, offre son témoignage personnel pour tenter de convaincre de la valeur des produits de noisetier. Il souffrirait à l’occasion d’ulcères à la bouche depuis l’âge de deux ans ; ces ulcères « disparaissent » lorsqu’il porte au cou un collier de noisetier.

D’un air sympathique, il exprime de façon simple et crédible son assurance sur l’efficacité du produit pour lui et pour ses enfants. Il parle de son grand-père qui lui avait donné un collier semblable lorsqu’il était enfant. Il donne par ailleurs de nombreuses conférences sur les bienfaits de la nature et des produits naturels.

Aux médicaments, Marcel Leboeuf dit préférer les solutions « naturelles », telles l’homéopathie et la naturopathie. Sa conjointe se ferait d’ailleurs traiter régulièrement à l’acupuncture.

D’autres vedettes artistiques apparaissent aussi sur le site de Pur Noisetier. J’ai cru reconnaître Rita Lafontaine, Tex Lecor, Marc-André Coallier et même Maman Dion arborant fièrement au cou un collier de noisetier.

Le succès de toute cette publicité est indéniable. Les produits de Pur Noisetiers sont offerts dans un millier de points de vente : au Québec et dans chaque province canadienne, et dans plusieurs autres pays, dont les États-Unis, l’Angleterre, la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Au Québec et ailleurs, ils sont bien sûr vendus dans de nombreux magasins de produits naturels. Mais, ils sont aussi offerts dans de grandes chaînes de pharmacies (Jean Coutu, Familiprix, Pharmaprix, Uniprix) et des grandes surfaces (Zellers et Wal-Mart). Il faut supposer que les profits des détaillants sont intéressants : un collier de 56 cm se vend environ 20 $. Un peu cher pour un simple collier de bois… Pourtant, songez que, si vous souffrez de migraines, de brûlures d’estomac, de constipation, d’arthrite et d’eczéma à la fois, c’est une véritable aubaine !

Effets nocifs inévitables

Qu’aurions-nous à reprocher à une jeune entreprise innovatrice qui offre avec succès un produit décoratif et efficace pour soulager, selon certains clients, toutes sortes d’affections ? Sa plus grave erreur, à mon avis, c’est de négliger de mesurer scientifiquement l’efficacité de ses produits avant de les offrir sur le marché.

Porter un collier de bois de noisetier ne cause probablement pas de problème de santé. Toutefois, ce collier pourrait remplacer un traitement médical éprouvé qui soulagerait vraiment, et peut-être même guérirait. Si le bois de noisetier n’est qu’un placebo, un médicament homologué aurait plus de chances d’avoir des effets bénéfiques. L’achat d’un collier réduit aussi l’argent disponible pour un vrai médicament. Collier ou aspirine ?

N’oublions pas non plus qu’il y a des risques à suivre les conseils d’une personne sans compétence médicale, fût-elle bien intentionnée comme un parent ou un ami. Et que dire de la participation et de l’influence d’artistes bien payés pour vanter les mérites anecdotiques d’un produit ?

Le patient court le risque de voir sa maladie dangereusement s’aggraver avant de faire appel à un praticien de la santé compétent. Tous ces propagandistes ont une part de responsabilité non négligeable dans le retard ou l’abstention des patients à utiliser un traitement vraiment efficace.

Vente en pharmacie

Les détaillants qui offrent ce produit à la population ne devraient-ils pas aussi être blâmés ? À mon avis, ils sont accessoirement responsables des effets nocifs mentionnés – à la mesure de la compétence qu’ils détiennent dans le domaine de la santé.

Les magasins de produits naturels vendent de nombreux produits qu’ils prétendent bons pour la santé sans en avoir la preuve scientifique. Il n’est pas surprenant qu’ils offrent à leurs clients des colliers de noisetier sur la base d’une tradition d’efficacité anecdotique, amérindienne ou contemporaine – ce qui ne les excuse nullement.

On s’attendrait à mieux de pharmacies qui normalement ne devraient vendre que des médicaments ayant prouvé leur efficacité. Il y a un climat de confiance qui s’établit entre un pharmacien et ses clients : le pharmacien fait partie d’un ordre professionnel voué à la protection du public ; il est d’ailleurs le seul qui puisse vendre directement au public des médicaments sous ordonnance.

Tout produit qui s’apparente à un médicament bénéficie de la confiance que le public accorde à l’endroit où il se le procure. Le pharmacien trahit donc sa vocation en offrant en vente des produits qui prétendent avoir un effet thérapeutique, alors que la preuve de leur efficacité demeure anecdotique. Son rôle de commerçant ne le décharge aucunement de sa responsabilité professionnelle de pharmacien.

Le pharmacien est doublement coupable si, en plus, il fait la promotion de tels produits en invitant, par exemple, un porte-parole vanter les mérites du collier de noisetier dans son établissement. Il ne peut alors avancer le prétexte qu’il offre des produits à efficacité douteuse pour soi-disant en contrôler la vente.

Le rôle important des médias

Les médias ont joué un rôle variable dans la promotion du collier de pur noisetier. Ils ont, bien sûr, diffusé le message positif des fabricants qui les payaient pour passer leur publicité, comme ils le font pour bien d’autres produits à l’efficacité incertaine. Mais, ils ont par ailleurs dénoncé le manque de preuves scientifiques de l’efficacité du produit.

Au moins une émission d’enquête, destinée à la protection du consommateur, a jeté un doute sérieux sur les prétentions du collier de noisetier. Il s’agit de La Facture de la Société Radio-Canada (SRC). Leur blâme de la publicité du « collier de bois » est sans équivoque : « Ceux qui imaginent ce genre de message misent vraiment sur la naïveté des gens pour vendre leur produit, un produit qu’on nous décrit comme tellement extraordinaire qu’il nous rappelle certains élixirs miracles vendus au temps jadis. » Les professionnels de la santé consultés (dentiste pédiatrique, gastroentérologue, neurologue) sont formels : « Il n’y a aucun fondement scientifique aux prétendues vertus du bois de noisetier. » (3)

Un autre organisme de protection des consommateurs, la revue Protégez-vous, a consulté un pharmacien et une pédiatre dentaire qui affirment qu’aucune donnée scientifique n’appuie les prétentions de ces produits. Il fait aussi remarquer que ces colliers ne portent pas de numéro de produit naturel (NPN), pourtant obligatoire depuis 2004 pour ce type d’article. Sécurité, efficacité et qualité ne seraient donc pas garanties, ajoute la revue. Notons toutefois que, pour les produits dits « naturels », Santé Canada accepte comme données pertinentes les « pharmacopées et ressources traditionnelles » (4) ; l’efficacité de tels produits n’aurait pas à être prouvée de façon rigoureuse, comme le sont les nouveaux médicaments produits par les pharmaceutiques.

Une bien faible défense

D’autre part, la SRC a donné à Marcel Leboeuf, porte-parole principal de Pur Noisetier, l’occasion de répondre à ses critiques lors de deux entrevues à l’émission Tout le monde en parle, vues par environ un million de téléspectateurs. Malgré la tension qui régnait, le sympathique comédien a, en apparence, assez bien défendu son point de vue. Il aura convaincu une partie du public disposée à le croire.

La première entrevue a commencé par un extrait critique de l’émission déjà mentionnée de La Facture. Le porte-parole a offert en contrepartie son témoignage personnel des bienfaits du collier pour lui-même, tout en affirmant que la critique de l’émission d’enquête n’a pas été juste envers lui : elle aurait dit que le collier « guérissait » une panoplie de malaises, alors que le fabricant prétend qu’il ne fait que « soulager » ces malaises. C’est faux. L’émission La Facture a utilisé le mot « soulager ».

Ni les animateurs, ni aucun des participants de Tout le monde en parle n’ont relevé cette erreur de la part du porte-parole qui laisse planer un doute non justifié sur l’exactitude de la critique de La Facture. Ils venaient pourtant tout juste d’entendre l’extrait dans lequel seul le mot « soulager » est mentionné. Si on avait aussi invité un membre de l’équipe de La Facture ou un scientifique critique, le déroulement de l’entrevue n’aurait sans doute pas été aussi favorable au comédien.

Le porte-parole et actionnaire de Pur Noisetier poursuit en promettant que, dans six mois, il donnerait des preuves scientifiques qui feraient « tomber [les animateurs] de leur chaise ». Il connaît ces preuves, mais il ne peut en parler maintenant. Il se plaint qu’on sous-estime son intelligence, nous assurant qu’il ne mettrait pas sa photo sur l’emballage s’il n’était pas convaincu de l’efficacité du produit. Il se sent injustement persécuté. Il fait rire l’auditoire en ajoutant que s’il avait voulu frauder les honnêtes gens, il se serait dirigé vers la finance.

Réinvité par une deuxième entrevue sur ce sujet, Marcel Leboeuf devait y présenter des preuves de l’efficacité du collier. Il y vient accompagné de la chimiste Mariana Royer, directrice de la recherche et du développement chez Pur Noisetier depuis quelques mois. Cette dernière mentionne que le noisetier contient des polyphénols aux propriétés antioxydantes ; mais elle se garde bien de parler d’une quelconque absorption par la peau et de ses effets sur l’organisme, ni de l’absorption par le collier de l’acidité du corps, car ce n’est pas son domaine d’expertise. En tant que spécialiste de la chimie du bois, elle n’est ni pharmacologue, ni neurologue, ni chercheuse en médecine.

Si les animateurs de Tout le monde en parle invitaient un scientifique dans un domaine pertinent au sujet abordé, ils courraient moins de risques de se faire manipuler par de beaux parleurs. Peut-être auraient-ils même dû refuser de recevoir Marcel Leboeuf pour une deuxième entrevue, en réalisant qu’il n’avait aucune preuve scientifique à présenter.

Durant l’entrevue, le porte-parole reconnaît que ses propos et ceux de la chimiste sont « évasifs ». Il justifie cela en ajoutant que Pur Noisetier, en instance de brevet, se ferait voler son procédé si elle rendait maintenant ses preuves publiques ! Il indique que des preuves scientifiques seront publiées au moment opportun ; la scientifique qui l’accompagne le confirme avec un bref « oui », à peine audible.

Profitant de la présence d’invités à ses côtés, il digresse ensuite sur les dangers du radon possiblement présent dans les gaz de schiste. L’entrevue se termine sur une boutade lancée par un humoriste sur un casque en noisetier soulageant les migraines d’un joueur de hockey souffrant d’une commotion cérébrale. De nombreuses plaisanteries lui permettent ainsi de sauver la face en riant avec tout le monde.

Invraisemblable naïveté

Prétendre soulager un grand nombre d’affections communes sans preuve scientifique constitue un abus grave de la confiance du public. Les célébrités artistiques qui participent à la promotion d’un pseudomédicament nuisent indirectement à la santé de la population. Ils font en sorte que l’usage de médicaments éprouvés soit différé ou ignoré. Ils retardent des consultations médicales qui permettraient de déceler des maladies graves cachées derrière les symptômes les plus visibles.

Les médias qui diffusent un message trompeur sur des questions de santé ont aussi une part de responsabilité dans cette affaire. Et que dire des pharmaciens qui préfèrent la vente plus profitable de produits d’efficacité non démontrée à celle de médicaments homologués ? Le succès financier ne trouble-t-il pas aussi le jugement bien intentionné des propriétaires ?

En médecine moderne, l’assurance du chaman ne suffit plus. Un traitement médical doit démontrer son efficacité dans des études cliniques à double insu. Ne devrions-nous pas, en toute honnêteté, stopper la vente de colliers de noisetier jusqu’à ce qu’on en ait scientifiquement démontré l’efficacité ?

Notes :

1. Source : www.purnoisetier.com

2. Prix manufacturier du « Concours Excel 2009 », MRC de Coaticook.

3. Émission du 22 février 2011.

4. Santé Canada : http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/prodnatur/about-apropos/index-fra.php

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